Actions et Activités

Actions Les actions menées par Un Monde Avenir se sont appuyées sur trois points essentiels qui constituent le leitmotiv de ses activités. Ces axes clés sont :-...

Cérémonie du SCHOLARSHIP 2017

L'ONG un monde avenir fidèle à sa tradition depuis plus d'une décénie a organisé le vendredi 25 août 2017

Visite du Consul des Etats Unis d'Amérique, au...

APPEL A PROPOSITION DE PROJETS

Bonjour Citoyen(ne)s, Trouvez ci-joint, l'appel à proposition. elle vise à soutenir financièrement les...
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CRISE ANGLOPHONE : ÉRIC CHINJE ÉCRIT AU PRÉSIDENT DE LA...

Ancien journaliste à la télévision nationale, il fait partie de ceux qui dans ce média d'État étaient plus...
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PROROGATION DU MANDAT DES DEPUTES : DECLARATION DE L’ONG...

Le 13 juin 2018, le président de la République Paul Biya a envoyé une correspondance au président du Senat, dans...
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ELECTIONS SENATORIALES DU 25 MARS 2018 : DECLARATION DE...

Le 07 Février 2018, le Président de la République du Cameroun, a signé le décret n° 2018/103 du 07 Février 2018...
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Compétition : Et de trois pour les Prix jeunesse...

L’appel à candidature du concours qui célèbre l’innovation de la jeunesse a été lancé.  La...
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C’est ce qui ressort d’un café-débat le jeudi 22 février 2017 entre des acteurs de la société civile, politiciens.

 

«Gouvernance locale, décentralisation et Bip : Comment le Budget d’investissement public (Bip) peut, dans une décentralisation effective, améliorer la gouvernance au niveau local et parallèlement renforcer le vivre-ensemble». Ce thème a servi de fil conducteur aux échanges du jeudi 22 février 2018 à Douala, organisés par l’organisation Un Monde Avenir. A la table de discussion, Sam Mbaka, vice-président national de l’Union démocratique du Cameroun, et le sociologue Claude Abe. Le Budget d’investissement public, explique Sam Mbaka «est un moyen de transfert des compétences aux collectivités décentralisées. C’est un instrument de développement. Mais il s’agit en réalité d’un transfert de projet, et non de compétences techniques, comme le prévoie la décentralisation.» Le Bip est un bon outil de développement. Hélas ! La population n’est pas impliquée dans son élaboration, regrette-il.

«Le Bip, tel que déployé actuellement au Cameroun, est très loin d’impliquer les Camerounais que nous sommes. La vraie décentralisation se fait à travers les moyens.» Il parle d’ailleurs d’ «embastillement des populations dans un centralisme». Sam Mbaka note que «le Cameroun a choisi une décentralisation de compétence. L’objectif ici est d’assujettir le peuple, sinon comment comprendre la nomination des délégués du gouvernement ? Le Bip est un bon outil de développement, qui, mal orienté, développe le sous-développement.» Le Professeur Claude Abe est plus virulent. Le Bip est un instrument de la démocratie participative, dit-il «mais, tel qu’il est évalué et exécuté aujourd’hui, c’est un instrument de production des conflits, de production de l’exclusion.» Le socio-politiste trouve que le Bip est mal élaboré tout simplement parce que les besoins ne viennent pas de la base. C’est au niveau du Minepat et du ministère des Finances que les budgets et les projets à allouer aux régions sont décidés, explique-t-il. «Ça crée un développement déséquilibré et des frustrations. La décentralisation correspond d’abord à un transfert de compétence. Elle invite à une sorte de démocratie, c’est-à-dire amener tout le monde à se sentir concerner par le développement. C’est un outil de construction de la solidarité. La base du développement local c’est la paix et la sécurité

Pour contrôler la mise en œuvre du Bip, les panélistes invitent les jeunes à l’exercice du droit de vote des élus. Le Rdpc aurait pu agrémenter ce débat on ne peut plus monocorde. Mais l’honorable Marlyse Douala Bell –toujours disponible pour les débats- a été empêchée à la dernière minute pour des raisons familiales.

Valgadine TONGA